Lignée du futur : une famille, un siècle est un cycle monumental de portraits qui retrace l’odyssée de la famille du sculpteur George Petrides. De la rupture historique de 1922 à la promesse de l'avenir, l'œuvre met en lumière le déplacement, la résilience et la transmission éthique à travers les âges.

Une Sculpture Éco-responsable et Circulaire Ce projet s'inscrit résolument dans une démarche d'art durable, alliant patrimoine classique et innovation écologique. Chaque sculpture naît d'un modelage traditionnel en argile, suivi d'une numérisation 3D, pour être recréée en PETG issu de déchets médicaux revalorisés. Ce choix de l'économie circulaire fait écho au propos même de l'œuvre : transformer la matière rejetée en beauté pérenne, tout comme l'exil est transmué en dignité. L'ensemble est parachevé à la main avec des métaux et patines pour une finition archivistique.

Modélisés d’après cinq membres de la famille et articulés autour de cinq archétypes — la Grand-mère (La Racine), la Mère (Le Sanctuaire), le Père (Le Navigateur), le Soi (Le Creuset), et la Fille (L'Éclat) — les bustes surdimensionnés et les vidéos qui les accompagnent explorent des thématiques majeures :

  • Dignité de la migration. Ancré dans la tragédie de 1922, le cycle humanise l’exil, transformant le déplacement en un récit universel de reconstruction.

  • Égalité des genres. La Racine et Le Sanctuaire célèbrent le rôle invisible mais vital des femmes, gardiennes du foyer et de la continuité morale face à l'adversité.

  • Transformation sociale. L’œuvre retrace l’adaptation d'une lignée sur cinq générations, explorant la redéfinition perpétuelle de l'identité entre terre natale et diaspora.

  • Culture et santé. Le Creuset illustre le pouvoir de l’art pour nommer les fantômes du passé et transmuter le traumatisme transgénérationnel en force vitale.

  • Littératie du futur. Le cycle culmine avec L'Éclat, symbole d'une jeunesse qui nous invite à devenir de "bons ancêtres", léguant un héritage de paix plutôt que le poids de l'histoire.