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FILLE — L'Éclat

Fille : L'Éclat

Sofia Petrides · 2009 – aujourd'hui

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DÉMARCHE DE L'ARTISTE

Aboutissement du processus, cette sculpture est la lumière qui jaillit du creuset. Elle n'est pas seulement avenir, elle est rayonnement. Libérée de la pesanteur du passé grâce au travail de transmutation, elle projette une clarté vive et nouvelle. C'est la promesse tenue d'une renaissance purifiée.

PRÉCÉDENT SCULPTURAL Korè 684 (vers 490 av. J.-C.)

Conservée : Musée de l'Acropole, Athènes

Identité
Sofia Petrides · 2009 – aujourd'hui
Archétype
Fille — L'Éclat
Contexte historique
2022 et au-delà — New York / Athènes : la nouvelle génération entre dans le présent, façonnée par l'éducation et les possibles plutôt que par l'ombre héritée.
Valeur universelle
Littératie du futur — justice intergénérationnelle et espoir porté par la jeunesse.
Réalisation
2024 (Version II)
Matériaux
Technique mixte — corps imprimé en 3D en PETG issu de déchets médicaux recyclés, recouvert de pâte époxy, poudre de métal, résine, pigments et acides.
Dimensions
H. 75 × P. 57 cm

RÉFÉRENCE CLASSIQUE

Précédent sculptural

L'influence des formes classiques dans le travail de l'artiste.

Korè 684, Musée de l'Acropole, Athènes.
Détail de la Korè 684 présentant une coiffure particulièrement élaborée et des traits expressifs, rehaussés par des traces de polychromie (vers 490 av. J.-C.). Musée de l’Acropole, Athènes, Grèce. Photographie : Socratis Mavromatis.

Pour la sculpture finale de ce parcours, j'ai choisi un précédent sculptural que j'ai découvert pour la première fois lors de visites faites durant mon enfance à l'ancien Musée de l'Acropole avec ma tante Emmanuela, guide archéologique. Des décennies plus tard, j'ai renoué avec cette œuvre, la Korè 684, au nouveau Musée de l'Acropole, ouvert en 2009.

La Korè 684 représente une jeune fille, datée d'environ 500 av. J.-C. La statue est considérée comme une offrande votive dédiée à la déesse Athéna, initialement placée sur l'Acropole, à proximité du Parthénon. À la suite de l'invasion perse de 480 av. J.-C., elle fut ensevelie par les Athéniens lors d'un dégagement cérémoniel du site sacré. Cet ensemble, connu sous le nom de « Perserschutt » (débris perses), devint une véritable capsule temporelle, préservant cette œuvre ainsi que des dizaines d'autres sculptures jusqu'à leur redécouverte lors de fouilles menées à la fin du XIXᵉ siècle.

Cette statue constitue un exemple majeur des korai (jeunes filles), figures emblématiques de la période archaïque et contreparties féminines des kouroi (jeunes hommes) nus. Les korai sont toujours représentées vêtues, adoptant des postures formelles et droites, avec des drapés élaborés et des chevelures stylisées. Des traces de polychromie vive demeurent visibles sur celle-ci, attestant qu'elles n'étaient pas à l'origine de marbre blanc. L'une de leurs caractéristiques essentielles est le « sourire archaïque », convention artistique interprétée comme l'expression de la grâce divine et de la vitalité.

Prenant cette sculpture exceptionnelle pour modèle, j'ai demandé à ma fille, Sofia, alors âgée de douze ans, de poser. Ma sculpture, Korè, intègre ce sourire énigmatique aux traits de ma fille. Elle est la seule sculpture de la série à lever le regard.